Donald Trump a une occasion unique de réformer son pays. Seul son ego destructeur lui barre la route.

Capture d_écran 2017-03-05 à 06.45.15Si comme Midas tout ce que touche Trump se transforme en or. Alors, dans la légende comme dans la réalité, c’est vrai un désastre et ça finira mal.

Qu’est-ce qui empêche Trump d’améliorer la couverture des soins de santé, la situation économique de son pays ou de rendre le territoire des États-Unis plus sûr ? Son ego.

Trump a un profil d’homme de l’action, indépendant, au-dessus des clivages partisans. C’est une force. Il dispose des deux chambres prêtes à voter ses lois. Les démocrates n’ont pas juré de gâcher sa présidence comme les républicains ont pu le faire avec Barack Obama. Au contraire, Bernie Sanders notamment lui a tendu la main.

Les renseignements, les journalistes, les juges ne sont pas en train de lui mettre des bâtons dans les roues. Ils font leur travail. Le 45e président devrait faire le sien. À commencer par lire les rapports de la CIA, s’entourer de juristes et consulter les agences concernées avant d’émettre un décret, répondre à l’opposition. Lire la suite

Les déclarations effrayantes de Sean Spicer

Première conférence de presse de Sean Spicer, le nouveau porte-parole de la Maison Blanche, et, comme l’on pouvait s’y attendre, ça chauffe déjà pour les médias qui couvrent la présidence.

Arrivé avec une heure de retard, le nouveau Press Secretary utilise la majeure partie de son temps de parole pour passer un savon aux journalistes. Le messager de Donald Trump épingle particulièrement… leur usage inconsidéré de Twitter.

L’histoire du buste de Martin Luther King qui aurait été enlevé du Bureau ovale — il est en bonne place — a évidemment servi son propos. Pour la petite histoire le journaliste en question, Zeke Miller de TIME magazine, s’est excusé et a corrigé son erreur dès qu‘il s’est aperçu de sa méprise.

Si ce n’est le ton utilisé, on aurait pu jusque-là donner raison à Monsieur Spicer.

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Donald Trump président : comment en est-on arrivé là ?

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« Comment en est-on arrivé là ? »

Invité à une conférence (+débat) par les étudiants de la Sorbonne le jour après l’élection, j’arrive le soir en taxi et pourtant je viens de me lever ; la veille j’étais sur le pont pour la nuit américaine de France 24. Le public est nombreux, les intervenants se sont succédé toute l’après-midi et pourtant l’auditoire est toujours rempli vers 20:00 quand je me présente. La fébrilité de l’auditoire trahit une certaine colère sans doute. Mais aussi un besoin de s’exprimer, d’avoir les clés de compréhension adéquates, de mettre des mots sur un séisme politique dont les conséquences sont encore difficiles à cerner. Lire la suite

2016: le poids décisif des femmes et des minorités raciales

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« Si les femmes votaient uniquement. » Prévision de fivethirtyeight.com.

Déjà en 2012 la leçon était claire pour les républicains: ils ne peuvent plus remporter les élections présidentielles sans le vote des minorités. Cette année on pourrait dire que Trump a dépassé de loin les attentes des démocrates en se mettant définitivement à dos les femmes et les Mexicains-Américains, sans compter les musulmans qui constituent 1% de la population américaine.

Le vote des femmes: 10 millions de voix en plus

Les femmes constituent 50,4% de la population américaine. Le 19e amendement de la Constitution américaine leur confère le droit de voter depuis 1920. (La France a attendu 1944 pour passer au suffrage réellement universel.) Les femmes votent plus que les hommes aux USA depuis les années 1980. En 2012, quatre pourcent de plus de femmes ont déclaré avoir été voter que d’hommes. Mais si les femmes votent proportionnellement plus que les hommes depuis 36 ans, le nombre de femmes accomplissant leur devoir civique est supérieur au nombre d’homme se rendant aux urnes depuis plus de 50 ans, tout simplement par ce que les femmes sont plus nombreuses que les hommes. Lire la suite

Les jeunes démocrates ne comprennent rien …

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Ce 8 novembre Hillary Clinton pourrait perdre les élections. Non pas parce que les jeunes ne voteront pas pour elle, — ils voteront en principe plus pour elle que pour Donald Trump — mais parce qu’ils n’iront pas voter ou parce qu’ils voteront pour les partis minoritaires, le Parti libertarien et le Green Party.

Les Millenials, comme on dit, ont entre 18 et 34 ans. Aux États-Unis ils viennent de dépasser en nombre les Baby Boomers (de 51 à 69 ans) qui sont 75 millions. Mais les Millenials constituent aussi le groupe démographique qui vote le moins — 50% en 2008, 46% en 2012 — alors que les plus de 50 ans votent, eux, avec un taux proche des 70%. Lire la suite

Trump et la droite alternative: l’extrême droite à l’européenne ?

Ne devrait-on pas parler d’extrême droite pour qualifier le mouvement populiste de Donald Trump ? Il ne serait pas exagéré de le faire, considérant le refus du milliardaire de désavouer David Duke, ex-Grand Sorcier du Ku Klux Klan et candidat aux sénatoriales de Louisiane. Son nativisme, son appétence pour les théories du complot, ses attaques répétées contre les musulmans américains, … Les raisons ne manquent pas.

Sans s’attarder sur cette question, ­— On pourrait considérer que la campagne de Donald Trump dévie en donant dans la xénophobie, le nationalisme et nombre d’éléments constitutifs de la plupart des définitions communément admises de l’expression “extrême droite”. — il est utile de s’intéresser à l’association du miliardaire new-yorkais avec la Alt Right ou droite alternative. Un rapprochement confirmé par l’embauche récente de son représentant le plus médiatisé, Steve Bannon, directeur du site d’information conservateur Breibart. Lire la suite

Qui est Mike Pence le colistier de Donald Trump ?

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Donald Trump a reporté l’annonce de son colistier ce vendredi suite à l’attaque de Nice. Son choix s’est porté sur l’actuel gouverneur de l’Indiana, Mike Pence.

Mike Pence est un homme discret au profil très conservateur qui a commencé sa carrière en tant qu’animateur radio d’un talk show conservateur.

– Que gagne Trump en choisissant Mike Pence ?

Il est tout ce que Trump n’est pas et c’est précisément ce qui en fait un bon choix comme colistier, c’est-à-dire un vice-président potentiel qui va faire campagne avec lui. Il est important de choisir quelqu’un qui de par son caractère, son profil politique et son ancrage géographique, est en mesure d’équilibrer le ticket et de combler les lacunes du candidat en touchant un électorat que le candidat a du mal à atteindre. Lire la suite